Lorsque deux acrobates sont licenciés pour s'être battus avec des voyous dans le public, ils vont vivre chez une tante que l'on presse de vendre sa maison pour un projet immobilier. Le fils odieux du promoteur, Lee Fu, décide de forcer la vente, et il se retrouve bientôt en guerre contre les acrobates, ainsi que contre leur allié inattendu, un Américain nommé John qui était autrefois l'ami de Lee Fu. Les acrobates ouvrent une école de kung-fu, théâtre de plusieurs affrontements avec les sbires de Lee Fu. Un combat à mort, une peine de prison, la décision surprise de la tante, une carrière d’acteur naissante, une petite amie possessive, une blessure invalidante, une amitié à réinventer et le vengeur de Lee Fu : autant d’éléments qui s’entremêlent avant le dénouement.

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Excellente - petite -production que ce Lama avenger qui met en scène une histoire, alors, contemporaine, pas trop exagérée, pas trop dramatique...bref, relativement crédible, pour une fois !
RépondreSupprimerLe duo est fort convainquant avec Ho Chung Tao, qui approche le terme de sa carrière, ainsi que le sémillant et comique Yuet Sang Chin, qui bénéficia, un terme exagéré, d’une formation analogue à l’opéra de Pékin, Yuet Sang Chin était, alors un artiste complet, il le montre dans La vengeance du Lama.
Un artiste complet ? Oui, les arts martiaux ne constituait qu’une partie de l’enseignement dont le but était, véritablement, la scène, le spectacle, le chant et le travestissement. On l’oublie volontiers, mais telle était la finalité des formations de Jackie Chan et consorts. Le cinéma était alors un plus, lors de la formation, mais pas la finalité.
La vengeance du Lama raconte donc les fortunes diverses de deux amis pratiquant la scène, où, de fil en aiguille, ils ont maille à partir avec un fils de riche, versé dans les arts martiaux, qui va trop loin, beaucoup trop, et qui en meurt. Le lama du titre, joué par l’excellent Hoi Sang Lee, disciple du wing chu, très musclé, et athlète incroyable qui campe un maître, néfaste, crédible. Mais nos deux amis ont eux-aussi un maître, Lam Kau, qui les met en garde : le Lama est vraiment puissant.
Aidé par une figure de l’occidental venu apprendre le kung-fu, joué par Michael Winston, une seule apparition recensée, notre duo va affronter le lama dans un combat final pour le moins...soutenu !
Frais, moderne, loin des conventions archi-rabâchées, Le Lama avenger porte une signature intéressante au générique : le fameux Wong Jim !
Scénariste à succès, devenu producteur, Wong Jim tourna de tout, tous les genres, de manière opportuniste, certes, mais demeure, et toujours, actif à l’heure actuelle. Que ce soient les films de jeux, qu’il contribua à créer, les films avec Jet Li (Evil cult, Claws of steel…) ou encore l’adaptation de City Hunter avec Jacky Chan, Wong Jim proposait des films avec une moins-value artistique, beaucoup de films. Pourtant, notre producteur, honni par les critiques et une partie de la profession, avait du talent, une patte, une inspiration. Et beaucoup lui doivent leurs débuts dans leur carrière même si des inconnus, la triade, peut-être, lui ont cassé ses dents…
Et notre film !? On s’en souvient comme une bonne surprise, avec son personnage secondaire, Yuet Sang Chin, qui se relève de son handicap, au terme d’un bel entraînement, avec une musique empruntée à Un pont trop loin ! Des personnages intéressants, une intrigue qui avance, un Hong-Kong crédible...bref, La vengeance du Lama demeure l’un des rares films modernes qui n’exagère pas la réalité, sauf celle des combats, et cela le rend attachant, tout comme ses personnages !
Merci, encore une fois, et bravo, à Screwface 59 !
Salut tinterora encore une analyse complète et instructive encore merci pour tes écrits.
RépondreSupprimerMerci Screwface et merci également à l'indispensable Tinterora. Pas vu ce film depuis l'époque des vidéoclubs et plus de souvenirs... À redécouvrir donc!
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